succès des A.V.M. aux journées du patrimoine

Le dimanche 20 septembre 2015, plus de 70 personnes se pressaient place de la Canourgue pour la découverte des anciens cimetières et nécropoles de Montpellier.

Rue Rebuffy: à droite du cliché, vestige de la motte féodale et du cimetière Saint-Firmin.


Durant plus de 2 heures, Jeannine Redon leur fit parcourir l’Ecusson et au-delà de ses limites, depuis la Canourgue elle-même, qui, au temps des seigneurs de Montpellier, était occupée par la chapelle castrale, Sainte-Croix, et leurs sépultures. On passa ensuite au quartier de Saint-    Firmin, antique paroisse de Montpellier, où un jardin occupe la motte féodale sur laquelle s’étendait l’un des plus anciens    cimetières de la ville, celui, précisément, de Saint-Firmin (cliché). La Branlaïre, chef de la fameuse « sédition des femmes » en 1645, y fut inhumée après son exécution, et sans doute y repose-t-elle encore.
Et qui se souvient du cimetière des Hospitaliers de Saint-Jean   de Jérusalem, tout près de Saint-Roch, occupé en partie aujourd’hui par un jardin où les clients d’un café, sans se douter de la destination  première des lieux, prennent leur temps pour déguster quelque boisson fraîche en été ?
De l’autre côté du boulevard Jeu- de-Paume, au faubourg du Courreau, fut évoqué le premier cimetière juif de Montpellier, à l’emplacement  du Collège de Valmagne puis de l’actuel Collège Saint-François-Régis (sur des lieux où  ne vint jamais saint Dominique   puisque le couvent des Frères Prêcheurs  se trouvait bien plus loin des remparts, sur le chemin de Lodève : un plan aux Archives municipales l’atteste).
Les questions furent nombreuses de la part des visiteurs. Bien d’autres sites furent commentés, en particulier le cimetière Saint-Barthélémy, à l’emplacement du Couvent des Carmes, devenu aujourd’hui un collège. Placentin, le célèbre juriste italien qui vint enseigner le droit à Montpellier au XIIe siècle, y fut inhumé.

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